Comment faire pour qu’il fasse ce que je lui dis de façon bienveillante ?

avril-2014- 104
Parfois en tant que maman je ressens une grande lassitude….
Devoir répéter toujours la même chose….
Devoir me battre pour que mon fils se brosse les dents, mette ses chaussures, mette ses chaussons (j’ai un voisin de dessous qui a manifestement une hypersensibilité aux bruits de talon sur le sol), ranger ses jouets, qu’il aille dormir, qu’il dorme …. fatigant !

Alors l’envie est très grande d’utiliser les outils de communication que je connais avec uniquement l’objectif qu’il fasse enfin ce que je lui demande. Disons le, au fond, j’aurais envie qu’il obéisse, même si je déteste ce mot (attention, ça me coûte de le révéler ici !)
C’est d’ailleurs à peu près tous les jours que je tombe dans cet écueil en ce moment 🙂

Oui et me dites-vous, où est le problème ?

Le problème c’est que ça n’est pas bienveillant    ….     non, je rigole ! 😉 cf mon précédent article

Non, le problème, c’est 1. c’est épuisant, 2., ça n’est pas efficace et 3. ça altère le lien avec mon fils puisque moi je suis en rogne contre lui, et lui il en a marre que je veuille lui dire ce qu’il a à faire, sans que je tienne compte de lui.  Et petit à petit, disons le clairement, ça pourrit l’ambiance dans la maison. Et mon estime de moi en tant que maman, au passage aussi.

Aller, aujourd’hui je vous emmène faire un petit tour au pays de Gigi la Girafe
fra_girafe
Vous connaissez ces petits livres sur l’éducation Non Violente? (dommage qu’ils ne soient pas plus connus, on peut les trouver ici et ici). Mon fils les adore et me demande inlassablement de lui lire et relire…. Un petit tour par-ci, un petit tour par là…. Gigi la Girafe et sa petite chanson :

Et toi, comment te sentais tu quand maman t’a demandé de mettre tes chaussures  pour la 3e fois?

Eh oui…. parfois très souvent, obnubilée par le temps qui passe, la montre, le stress, la peur de passer pour une mauvaise maman qui arrive souvent toujours en retard,  tout ce que j’ai à faire… j’en oublie mon petit bout de chou, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, qu’il a ses propres besoins, objectifs…. J’oublie tout ce que je sais depuis si longtemps….  J’oublie que les ordres conduisent à la résistance, que ne pas tenir compte de ce que vit l’autre conduit à une distance…. C’est tellement plus court d’essayer de lui faire peur pour qu’il se plie à mes exigences.

Alors parfois je m’imagine que je me prends un bon thé, que je m’installe sur mon fauteuil préféré, que je suis bien, et que je le regarde avec tendresse. Je peux prendre du recul.

Qu’est-ce qu’il se passe pour lui?

Les enfants adorent coopérer. Ils aiment faire plaisir à leurs parents. Mais ils ont besoin de se sentir pris en compte aussi. Ils ont aussi des besoins. Probablement que là, s’il rechigne pour la Nième fois, c’est qu’il y a quelquechose qui ne va pas.

L’écoute émotionnelle et l’empathie, des clés de la relation

Bon ok. On fait quoi là?
[je vous vois déjà venir : ah oui blablabla il faut écouter l’enfant donc on le laisse jouer tranquillement, il ne va pas à l’école et nous pas au boulot. Nanmého n’importe quoi! ]. Je ne dis pas que ça ne pourrait pas être une solution, pour certaines personnes ou de temps en temps. Mais pour moi, c’est au-delà de mes limites : je n’ai pas envie qu’il rate l’école. Je ne compte donc pas lâcher prise sur ce point. Ne pas lâcher prise n’empêche pas d‘écouter les sentiments de l’enfant.

Je pourrais très bien lui parler de mes peurs d’être en retard, etc. Ce qui serait tout à fait juste.

Seulement j’oublie un détail là : il a aussi un problème avec ça apparemment. Puisqu’il fait de la résistance. Mon enfant aurait peut être besoin de se sentir entendu dans ce qu’il vit. Je peux choisir de me mettre à l’écoute de ce qu’il vit, à la fois pour ajuster mes solutions, mais aussi pour que nous soyions bien en lien.

Tu n’as pas envie de te mettre tes chaussures  on dirait….

Dans le livre, il répondrait :

Quand tu m’as interrompu alors que je jouais à inventer une histoire super importante pour moi pour me dire mettre mes chaussures  en me donnant un ordre et en parlant sèchement, je me suis senti pas respecté du tout, et agacé, parce que je n’aime pas qu’on me dise que ce j’ai à faire. Et j’ai eu un peu peur de toi aussi.

Biensûr en vrai mon fils ne parle pas comme ça, et il répondra plus laconiquement. Et j’aurai besoin d’être à l’écoute, de valider ses sentiments avec des mots ou en silence un petit moment avant que nous ayions fait le tour. Mais le principe est le même…. Cela permet à l’enfant de retrouver une place dans la relation, et à l’adulte d’être en empathie avec ce que vit l’enfant. Personnellement, je trouve que cela calme mon agacement, qui est surtout lié aux projections que je peux faire sur les intentions de mon fils vis à vis de moi (il veut me contrarier, il me teste, il ne m’aime pas) ou sur moi même (mon dieu je suis une mauvaise mère, si les autres me voyaient, je suis encore en train de me faire bouffer par un autre…).

On fait quoi maintenant?

Souvent, il m’arrive souvent qu’une fois les sentiments de mon fils écoutés, il coopère bien plus facilement. Son besoin , c’était d’être entendu. Dans ce cas, hop hop hop chaussures et c’est parti.

L’idée qu’on explore souvent ici, c’est de tenir compte des besoins de chacun.
Les siens : manifestement, se sentir respecté et avoir le choix de mettre ses chaussures ou non. Se sentir écouté. Etre sûr qu’il peut jouer à ce qui est important pour lui. Besoin peut être de comprendre le sens de cet empressement.
Les miens : Etre rassurée sur l’horaire, sur le fait que je vais pouvoir utiliser ma journée comme prévu. Etre rassurée que je ne vais pas avoir de problèmes avec l’école.  Etre rassurée qu’il va avoir les pieds au sec et en sécurité pour aller dehors.

J’ai écouté ses besoins. Je peux lui parler des miens, s’il n’est pas trop en crise. Une fois tout cela posé, il est plus facile de trouver une solution, lui même peut en proposer une. Il est possible aussi que je décide d’avancer le réveil de 15 minutes pour qu’il ait plus de temps pour jouer, ou que je le prévienne mieux de ce qu’il va se passer dans la journée. Une fois ses besoins identifiés grâce à l’écoute…. il est beaucoup plus facile de chercher des solutions qui ont plus de chances d’être efficaces.  Est-ce qu’il est possible pour moi de lui faire confiance pour tenir compte de mes besoins à moi aussi? Il est probable qu’une fois qu’il se sera entendu et écouté, il arrive mieux à entendre mes demandes et peurs.

Long tout ça? Inapplicable au quotidien?
Bon ben moi je vous laisse avec la lassitude, l’énervement , le combat quotidien , et je vais me remettre plus à l’écoute pour me faciliter la vie 🙂

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24 commentaires pour Comment faire pour qu’il fasse ce que je lui dis de façon bienveillante ?

  1. aurore dit :

    pas facile tout ça, je n’ai pas encore le problème ma puce n’a qu’1 an, mais je pense que l’écoute active et la résolution des conflits de la méthode gordon, ne peuvent pas s’appliquer tous les jours dans toutes les situations, alors il me semble qu’on peut poser les choses genre, quand la minuterie sonne on met les chaussures, et être dans le message je. après il faut se résoudre à ce que l’enfant a son libre arbitre et qu’il n’obéira pas s’il ne veut pas le faire, donc faire des choix sur les conséquences, genre, tu ne veux pas mettre tes chaussures, tant pis je les prends à la main tu les mettra dans la voiture, ou en arrivant à l’école parce que là on doit partir… enfin bref de la théorie, on verra en pratique

  2. tout à fait et merci pour ce complément !
    dans cet exemple, il est tout à fait possible de laisser l’enfant vivre les conséquences de son choix : partir pieds nus (en prenant les chaussures biensûr !). C’est quelquechose que je pratique aussi et qui permet aussi de sortir du conflit. C’est notamment une solution adaptée quand l’enfant ne comprend pas le sens de nos demandes, l’expérimenter lui permet d’y voir du sens. Et de prendre la responsabilité de le faire lui même. Bien vu 🙂

  3. Nathalie dit :

    Bonjour! Je suis très ravie de voir cet article, ça me parle beaucoup. Je suis vraiment dans une impasse, car il y a pas longtemps, mon fils de 2,5 ans tape les autres enfants, ou les bouscule avec son vélo (car on lui a fait ça auparavant, j’ai 2 amies qui ont des enfants de la même que mon fils, qui ont des comportements agressifs pour exprimer ses colères, donc auparavant, mon fils ne réagissait à part de courir vers moi). Mais depuis quelques temps, il agit violemment avec les autre enfants, même si ces derniers ne lui font rien du tout…, il dit « non » à chaque fois qu’il voit des enfants qu’il ne connaissent pas. J’ai beau appliqué la communication non violente (après avoir tapé un enfant, je le prend de coté, mais il ne veut pas, il s’enfuit avec son vélo). Maintenant je suis très triste car je l’ai pas connu sur cette facette là (taper les enfants). Ça m’épuise, ça me rend mal à l’aise en public, car il ne veut pas coopérer (peut être aussi, c’est le fait que je suis impatiente), ça me dépasse. Donc, dès fois, je lui dit on rentre si c’est comme ça ( je ne sais pas si c’est bien ou pas, si c’est considérer comme une punition). Mais en tout cas, je me sens très mal, je pleure même, car tellement c’est dur pour moi, de le voir ainsi

    • Vous avez l’air à bout Nathalie….
      C’est dur de voir son enfant taper les autres en public
      J’imagine que vous devez vous sentir démunie face à tout cela.
      Les larmes sont parfois libératrices…
      Mon fils a eu une phase comme cela au même âge et je me sentais complètement dépassée par ce qui arrivait, et c’était vraiment dur de réagir avec calme, de prendre du recul, ça me prenait vraiment aux tripes de le voir taper…

  4. Merci pour ce texte. Je m’y reconnais et mon 4 ans 1/2 aussi… la lassitude du quotidien, les demandes répétées… Merci aussi pour les pistes. L’écoute c’est la clef… je le sais mais la fatigue et le stress l’emportent encore trop souvent.
    Alors, comme toi, je file m’y remettre 😉 Bisous

  5. shantadoula dit :

    Bonjour ! ca me parle beaucoup aussi tout ça, merci pour les pistes ! En ce moment j’ai de grosses difficultés avec ma fille de 2ans et demi… Ca fait un moment maintenant qu’elle est en perpétuel désaccord avec moi, et mademoiselle a du caractère, quand elle n’est pas d’accord, elle se met à hurler et à me taper, et ça peut durer pendant une heure entière… J’ai tout essayé, dans la bienveillance comme dans les vieux schémas (je l’ai même giflée, tellement à bout…), et la seule chose qui marche c’est le chantage, la menace de ne pas aller au parc si elle continue par exemple, mais je ne suis pas du tout en accord avec cette méthode ! Je sais plus quoi faire. à 2 ans et demi c’est dur pour elle d’exprimer ce qu’elle ressent, de savoir d’où ça vient… Hier soir elle m’a quand même dit que ça lui faisait plaisir quand je me met très en colère… ???????
    En tout cas merci pour ce site, c’est vraiment top !!!
    Et bonne journée!

  6. Bonjour Shantadoula,

    Votre dernière phrase m’interpelle : cela lui fait plaisir que vous soyiez en colère… Souvent, les enfants sentent très bien là où nous avons besoin de travailler. Elle semble en train de vous dire que vous avez besoin d’accepter votre colère.
    Pendant longtemps, mon fils se sentait probablement en insécurité avec moi (et cela se traduisait pas des choses très similaires à ce que vous décrivez…. ça a été dur, oui) parce que je n’arrivais pas à m’accepter moi en colère, je n’acceptais pas mes parts d’ombre. Du coup il n’arrivait pas à entendre mes limites. Cela s’est arrangé quand j’ai travaillé sur cela, quand je me suis acceptée moi avec mes limites et ma colère. Souvent, c’est dû au fait que la colère nous a été interdite enfant, voire que nous avons été humiliés ou frappés quand nous étions en colère.
    Comment c’est la colère, pour vous?

    Si cela ne vous parle pas (c’est tout à fait possible), il faut savoir que la période des deux ans est aussi très intense, et c’est normal. A cet âge les enfants ne peuvent pas inhiber leurs réactions émotionnelles. Ca demande aux parents de poser des limites, parfois physiquement (et en douceur) en étant alignés avec leurs propres besoins. En prenant soin d’eux même.

    Bonne continuation, et n’hésitez pas à chercher du soutien autour de vous, associations, amis bienveillants, thérapeute… ne surtout pas rester seule avec des choses aussi difficiles à vivre ! Si vous avez besoin d’aller plus loin avec ce que je vous ai suggéré, selon où vous habitez, je peux aussi vous recommander quelqu’un.

  7. angéliques dit :

    Je trouve très intéressant ce genre de post mais je trouve aussi très difficile à mettre en application à certain moment. Chez nous le pb c le dodo. Il me répéte qu’ il ne veut pas dormir il fait que je reste à proximité sinon il hurle. et il parle il négocie il pose plein de questions il chouine et ça peut durer très longtemps. À l heure ou je vous parle il est 10h couché depuis 3/4 d heure il ne dort tjs pas et il pleure et réclame que je m assois à côté de son lit. C épuisant. G juste envie d aller prendre une douche et d aller me coucher. Je sais plus quoi faire.

    • le sommeil est souvent un problème complexe, et l’écoute ne suffit pas toujours, bien entendu. L’écoute fonctionne d’ailleurs quand l’enfant a un problème. Ici, manifestement, ce n’est pas lui qui a un problème mais vous, puisque ça vous épuise et ne vous convient pas. Dans ce cas, l’écoute ne fonctionnera pas. D’autres outils concernant la pose de limite peuvent être tentés (voir les livres de Faber & Mazlish par exemple, ou « pour une nouvelle autorité sans fessée ni punition » de Catherine Dumonteil-Kremer). Je ne peux pas vous aider sans connaitre la situation de façon plus précise.
      J’ai moi même des soucis pour le sommeil avec mon fils, qui sont à peine en train de se résoudre après une longue période où j’ai cherché comment faire. Et les solutions que j’ai trouvées dans ma famille ne seront pas forcément adaptées à la votre.
      Pour résoudre le problème j’ai travaillé sur une dizaine de séances avec une consultante parentale qui m’a aidée à y voir plus clair sur la situation globale, sur ce que je voulais vraiment, ce que je vivais et ce que mon fils vivait, et à trouver des stratégies efficaces.

      • angelique dit :

        ou puis je trouver une consultante parentale parce que c’est vraiment epuisant. ce soir encore couché a 9h et endormi a 10h et pendant l’heure ca a éte que des pleurs j’ai finalement capitulé et me suis allongé par terre a coté de lui (lui aussi par terre sur un petit matelas) et meme une fois calmé ca a duré un bon 20 min av qu il ne s’endorme!

      • Virginie dit :

        bonjour! les problèmes de sommeil il n’y a rien de pire je trouve! on manque de sommeil et par conséquent de patience! avec notre de fille de 1 an à 4 ans, c’était la GALERE!!! pour l’endormissement comme la nuit. les nuits à 3 dans notre lit devenaient infernales. on a donc opté pour lui acheté 1 lit 2 places.lorsqu’elle se réveille la nuit, on ne se bat plus pour qu’elle reste dans son lit mais un de nous va s’installer avec elle pour lui faire un câlin et la rassurer (car il s’agit bien d’angoisse et non caprice) et il nous arrive très fréquemment de finir la nuit avec elle. je sais ce que certains pensent : ils ont abandonné, ils cèdent. oui nous avons abandonné l’idée de nous battre à 3h du matin pendant des heures dans les cris et pleurs de fatigue. elle ne nous rejoint plus dans notre lit. Depuis l’arrivée de son petit frère, bizarrement ça va mieux! les réveils nocturnes sont plus rares.Quant à l’endormissement… elle s’endort très régulièrement dans notre lit et on la recouche après. elle le sait et semble rassurer comme ça. il y a des solutions si l’on se détache du « il faut faire ça, il faut surtout pas faire ça ». Ce qui compte c’est trouver une solution pour que la famille vive mieux ces moments difficiles et tampis si certaines personnes pensent que nous sommes « laxistes ». moi je ne pense pas y être mais surtout je suis REPOSEE!! Ma fille c’est que si elle m’appelle je suis là.je ne la laisse pas seule dans sa chambre.Petite,même avec une lumière j’étais parfois terrorisée, je ne veux pas qu’elle ressente ça.

      • Merci pour ton témoignage Virginie.
        Ici aussi le cododo fait partie de mon quotidien et aventure de parent. Je trouve que quand on lache prise, ça se passe plus naturellement.
        Et ravie d’apprendre qu’il y a un petit frère ! 😉

  8. Ferrara Tamara dit :

    Bonjour, je pratique en général l’éducation bienveillante et j’ai lu les livres d’isabelle Filliozat mais là je suis dans une impasse alors j’ai besoin de conseils. Nous avons un jeune chat à la maison (sauvé de la SPA suite à un abandon des propriétaires) et ma fille de 3 ans a tendance à le « torturer » un peu. Elle veut toujours le prendre sur les bras et le retient de force quand il miaule et veut s’en aller. Évidemment elle est griffée partout. Je sais qu’elle est trop petite pour ressentir de l’empathie vis à vis de ce pauvre chat et qu’elle a du mal à s’auto-controler à son âge. Je lui ai dit de surveiller ses mains pour qu’elles lâchent le chat dès qu’il veut descendre de ses bras mais c’est pas gagné. Je lui ai demandé ce qu’on pouvait faire pour que le chat arrête de la griffer mais elle a répondu « couper ses griffes ». je lui ai expliqué que j’avais peur qu’il la griffe dans l’oeil ou qu’il lui fasse vraiment très mal et que j’avais peur également qu’elle fasse mal au chat en le retenant ainsi mais rien n’y fait. Auriez-vous des conseils pour que ce pauvre chat puisse vivre un peu en paix? Mon mari commence à s’énerver et à se fâcher sur elle dès qu’il entend le chat miauler, la tension monte à la maison et je me demande si on a bien fait de prendre ce chat.

  9. je n’ai pas d’expérience avec les animaux, la première idée qui me vient c’est modifier l’environnement pour que le chat ne soit plus accessible (ou qu’il ait un endroit à lui où il peut se réfugier, inatteignable pour elle).
    Le dernier Peps magazine était sur les animaux familiers et les enfants, peut être y trouverez-vous des idées?

  10. gwi² dit :

    Mon fils à commencé l’école il y a 10j et ca fait deja trois fois qu’il hurle en me disant qu’il ne veut pas aller à l’école. Une fois dès le réveil, une fois en arrivant à l’école et une fois en le laissant au bus ce matin. Pourtant quand il revient, il est toujours content. Et les autres fois il est arrivé à l’école en sautant de joie.
    Quand il rentre, il me raconte ses activités et les copains avec qui il joue. Il a même intégré son atsem et son maître dans ses jeux imaginaires à la maison. Du style « ma voiture elle par en voyage et elle rencontre B (nom de son instit) qui est super gentil » (on reviens de plusieurs mois de voyage à vélo et on y a rencontré plein de belles personnes).
    Il a commencé en cours d’année, mais il savais qu’après les vacances de Toussaint il allait commencé et connaissait déjà plusieurs copains du village qu’il avait hâte de voir et qui l’on accueilli avec beaucoup d’enthousiasme dès le premier jour.
    Du coup je ne crois pas que le problème vienne de l’école.
    Mais comment faire pour qu’il y prenne plaisir dès le matin? Sans pour autant le convaincre par milles arguments que c’est chouette d’être avec les copains et que de toutes façon c’est comme ça. Est ce qu’il est important qu’il prenne un rythme, mais est ce qu’il ne risque pas de prendre l’école en grippe si on l’oblige dès 3ans alors que je ne travaille pas?
    Et pourquoi ce changement de comportement alors qu’il était confiant et content au départ?

    • Bonjour Gwi,

      Ca arrive souvent. Souvent les enfants n’aiment pas les changements d’activité ni les séparations d’avec leurs parents. Souvent ça n’a pas à voir avec l’école.
      Ce qui peut être efficace, ou en tout cas aider votre enfant, c’est mettre des mots sur ce qu’il vit : « c’est dur pour toi de partir de la maison… c’est dur pour toi de quitter maman… tu n’aimes pas changer d’endroit / d’activité »… Le message « je ne veux pas aller à l’école » est juste un message « codé » qui veut dire « cette situation ne me plait pas, je vis quelquechose de difficile maman, aide moi à passer ce cap », sans avoir forcément à voir avec l’école.

      Et ensuite de juste laisser les émotions s’exprimer, c’est positif! A son âge il n’est pas capable encore de les contenir, et c’est même positif de les laisser s’exprimer librement. Pas toujours facile d’accueillir les émotions de son enfant, surtout le matin, mais c’est souvent juste ce dont ils ont besoin. Besoin de se sentir compris et entendus dans ce qui est difficile. Plus son état intérieur va être accepté, et plus la crise passera rapidement, en général.

      Pour que ce soit possible et pas trop désagréable pour vous, c’est souvent plus facile si on anticipe et se lève un peu plus tôt. Ca peut faciliter l’écoute si on n’est pas stressé par le temps.

      Est-ce que des aménagements ont été prévus aussi pour qu’il aille progressivement à l’école, d’abord quelques heures, avec maman, puis sans maman, puis une matinée…? L’école c’est quand même une très grande étape dans la vie d’un enfant, et c’est normal que ça l’angoisse …
      On peut aussi demander à l’enfant comment il aimerait que la séparation se fasse, vous parlez du bus, c’est peut être prématuré pour lui de ne pas y aller avec sa maman? Prévoir un moment de jeu avec lui le matin (5min), ou un moment réservé à un câlin….?

      Et tout ce qui remplit le réservoir affectif aussi en dehors de ces moments va l’aider : câlins, contacts affectueux, jeux avec son parent…. on peut aussi avec des marionnettes lui faire jouer la situation de séparation, par exemple, le parent fait l’enfant qui ne veut pas aller à l’école, l’enfant tient la marionnette du parent (ou l’inverse).

  11. Ferrara Tamara dit :

    Bonjour, merci pour votre réponse à ma précédente question (ma fille qui torturait notre chat). Nous avons modifié l’environnement pour que le chat puisse se cacher mais visiblement il ne souffrait pas tant que ça car maintenant il la suit partout et va même l’ennuyer dans son lit quand elle dort et se couche sur elle dès qu’elle est dans le divan (il apprécie particulièrement quand elle partage sa nourriture avec lui). J’ai aujourd’hui une autre question assez compliquée: j’ai du aller rechercher ma fille à l’école ce matin car une maman m’a appelé en me disant que ma fille pleurait beaucoup et que rien ne la calmait. j’ai paniqué et couru jusqu’à l’école et je l’ai trouvée encore pleurant sur une chaise toute seule (instit occupée avec une autre maman). Quand elle m’a vu, elle m’a sauté dans les bras en pleurant et impossible de lui faire expliquer quoi que ce soit. Je lui ai donc mis son manteau pour la ramener. J’ai appelé l’instit pour qu’elle m’explique ce qu’elle savait de la situation et elle m’a dit que ma fille depuis quelques temps semblait mal dans sa peau et en insécurité constante. En fait, depuis fin novembre elle me dit tous les matin qu’elle ne veut pas aller à l’école et pleurniche un peu quand je lui dit au revoir en classe. Mais avant elle adorait l’école et me pressait le matin pour y aller et retrouver ses amis, elle voulait même y aller le week-end. Le souci c’est qu’elle a changé 3 fois d’instit depuis septembre et c’est avec la 3ème que ça a commencé à ne plus aller. En plus, elle est montée d’une classe car trop d’enfants sont arrivés dans la classe des petits depuis septembre et l’instit a été obligée de choisir quelques enfants parmi les plus avancés et de les mettre dans la classe des moyens (ils sont donc 15 de 4 ans et 4 de 3 ans dans la classe des moyens). Je me suis dit que c’était trop de changement pour elle et qu’il fallait le temps qu’elle s’adapte mais visiblement c’est de pire en pire, elle ne veut plus du tout y aller. Je précise qu’elle y va toute la journée le lundi et le mardi et juste le matin les autres jours. Mon mari pense qu’elle ne s’amuse plus à l’école parce que les autres enfants ont 1 an de plus qu’elle et ne veulent donc pas se laisser mener par le bout du nez par notre fille (elle aime bien commander quand elle joue avec ses cousines). Si elle est en insécurité comme le dit l’instit elle a surement besoin de se sentir davantage protégée par ses parents??? Que faire? L’instit m’a dit que maintenant que je l’ai reprise parce qu’elle pleurait, elle pleurera à chaque fois et elle ne comprendra pas que je ne la reprenne pas à nouveau. Pourtant depuis novembre je la rassure toujours le matin, je ne la presse jamais et je reste en classe avec elle pendant 10 minutes avant de partir. Je ne sais plus si j’en fais trop ou pas assez.

  12. Ouh que c’est difficile de voir son enfant mal à l’école…. :-/

    C’est normal que sur le coup elle ne puisse pas expliquer, car sous émotion on devient incapable de raisonner. Vous avez bien fait d’aller la chercher et de lui montrer que vous êtes là pour elle, quoi qu’il arrive, et que ses sentiments ont de l’importance pour vous. J’imagine qu’elle doit se sentir maintenant soutenue par ses parents.

    Un outil qui peut être très très utile c’est l’écoute des émotions. Connaissez vous les outils d’écoute ? (pas l’écoute au sens général mais l’écoute émotionnelle et empathique). Je vous invite à regarder les outils d’écoute proposés dans Faber & Mazlish, Filliozat, Gordon, par exemple. Avec des petits, d’autres choses peuvent être mises en oeuvre : à travers le dessin (dessine moi comment c’est l’école pour toi), les jeux de rôle (maman joue l’enfant et elle la maitresse, ou les autres enfants), les marionnettes (lancez un jeu où vous mettez en scène la classe d’école) … Les enfants le font d’ailleurs souvent tout seuls dans leurs jeux, parfois en observant on comprend des choses.

    L’essentiel est que ce qui est mis en place n’est pas là pour répondre au besoin du parent de comprendre (si c’est votre intention ça ne fonctionne souvent pas du tout), mais là pour permettre à votre fille d’exprimer ce qui ne va pas, de prendre du recul sur son vécu (votre intention est d’être totalement là pour elle à ce moment là). C’est l’empathie qui permet cela, se mettre dans sa peau et imaginer ce qu’elle ressent : « ça a l’air difficile pour toi d’aller en classe », « tu n’as pas envie d’y aller », « ça te fait peur on dirait’ « tu crains la maitresse on dirait » « tu n’aimes pas tes camarades de classe » « tu n’aimes pas tous ces changements on dirait » … (et surtout écouter en se mettant à sa place). Il se peut qu’à la suite de cela elle trouve elle même des idées pour que ça se passe mieux, et que vous n’en ayiez jamais connaissance. Ou que vous soyiez amenée à mieux comprendre ce qu’il se passe réellement et que vous trouviez des solutions créatives pour répondre à ses besoins.

    J’ai l’impression que l’enseignante se sent prise au dépourvu et ne sait pas comment faire avec elle. Souvent ce qui fonctionne bien c’est de donner ses observation à propos de notre enfant à l’enseignant pour qu’il comprenne, lui dire ce qui marche bien à la maison, d’être dans une posture de coopération et de partage des infos, de chercheur. Ne vous justifiez pas par rapport à votre intervention, ce n’est pas la peine. Vous avez fait ce qui vous semblait le mieux, et si votre fille repleure, ce n’est pas parce que vous ne venez plus mais bien parce qu’un besoin important pour elle n’est pas comblé dans sa classe actuelle.
    Et lui proposer ce dont votre fille aurait besoin, par exemple d’établir un lien plus fort avec elle pour se sentir bien. En donnant des exemples concrets de ce qui selon vous pourrait aider votre fille à se sentir bien (prendre un peu de temps le matin pour être avec elle ? avroi un moment privilégié avec elle chaque jour le temps que ça aille mieux?). Mon fils avait eu ce problème, je lui avais dit cela, au début l’enseignante l’avait mal pris, m’avait dit qu’elle n’avait pas le temps, mais après coup elle avait pris du recul, avait essayé et m’avait dit finalement que j’avais raison. Le problème a été réglé rapidement.

    Ca marche toujours mieux quand on prend au préalable le temps d’écouter l’enseignant, de se mettre à sa place (sans doute cette enseignante est elle mal à l’aise face aux pleurs, sinon elle ne laisserait pas votre enfant toute seule), sinon les enseignants ont souvent peur que les parents les jugent mauvais éducateurs et n’arrivent pas à entendre les dires des parents autrement que comme « vous êtes un mauvais enseignant ».

    • Ferrara Tamara dit :

      Oui j’ai lu les livres de Filliozat et j’avoue que j’ai du mal à éviter la question « pourquoi ». Elle me vient toujours aux lèvres en premier: pourquoi tu pleures, pourquoi tu es fâchée,… Il faut que je fasse plus attention. Je demande de plus en plus souvent « qu’est-ce qui se passe » mais j’ai encore des efforts à faire au niveau de la formulation de ses sentiments. D’ailleurs j’ai noté les phrases empathiques que vous suggérez pour m’en rappeler la prochaine fois que j’en aurai besoin. Pour ce qui est des jeux elle demande souvent pour jouer à maman et bébé et c’est moi qui doit faire le bébé mais pour l’instant ça se limite à me donner à manger, me mettre au lit ou me raconter une histoire ou me chanter une chanson. Je vais lui proposer de jouer à l’école et de faire l’instit demain et moi l’enfant. Ou bien de jouer le rôle d’un autre enfant et moi le sien (elle m’a dit qu’un enfant de sa classe la pousse et la frappe tout le temps c’est peut-être ça le souci principal???). Il faudra que je prépare très fort ma conversation avec l’institutrice pour dire les choses sans qu’elle se sente jugée car elle a justement tendance à se braquer facilement. Merci beaucoup pour vos réponses et votre soutien, ça fait du bien de ne pas être prise pour une extra-terrestre de temps en temps.

      • oui il arrive souvent que c’est quand un enfant s’en prend à un autre que celui-ci ne veut plus aller à l’école. A ce moment là c’est plus facile d’intervenir auprès de l’enseignant. J’essaie souvent aussi de donner à mon enfant, dans ce cas, des astuces pour se protéger ou stopper l’agresseur, et aussi comprendre pourquoi l’autre enfant s’en prend à lui (mettre du sens).
        🙂 avec plaisir !

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